Décrochez !

La pandémie qui devait nous permettre de changer nos modes de vie nous a surtout enfoncés dans l’isolement et la méfiance. Le temps de l’été va-t-il nous amener à plus d’ouverture sur les autres, sur la nature, sur la spiritualité ? Cette période est rarement paisible : on court, différemment que d’habitude certes, mais on continue à courir, obsédés par le souci de remplir chaque espace de nos journées. Ferons-nous mieux cette fois ?

Perdre son temps pour l’offrir à d’autres, nous lancer dans des activités gratuites, faire du sport sans souci des performances, juste pour bouger… goûter paisiblement au charme de la nature avec d’autant plus de plaisir que l’on est bien accompagné, mais aussi partager un repas, boire un verre sans avoir besoin de se contrôler parce qu’on se sait en empathie avec ceux qui sont là, au-delà de tout jugement… lire pour le plaisir de laisser notre imagination vagabonder, rêver…

Et puis prier, sans grandes phrases, sans discours, sans rien demander… croire simplement que Dieu est tout près, qu’il nous écoute, qu’il nous aime… le sentir proche, ou ne pas le sentir, mais prendre du temps pour lui en laissant progressivement s’apaiser le chaos de nos préoccupations, en essayant de lui faire de la place dans le tumulte de nos nuits ; une prière dans la confiance, qui met de côté nos angoisses et nos doutes, qui cherche simplement à être là, comme Marie, la sœur de Marthe, aux pieds de Jésus…

Peut-être n’aurons-nous pas de grandes envolées spirituelles mais en laissant de côté les prières ressassées, en renonçant à fatiguer Dieu avec nos demandes, nous pourrions approcher de la paix de l’enfant qui repose tout contre sa mère, dans la confiance.

Vivre simplement… après avoir accompli notre devoir d’électeur !