évangile selon saint Luc Chapitre 7, 31-35

A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération ? A qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent entre eux :
’Nous avons joué de la flûte, 
et vous n’avez pas dansé.
Nous avons entonné des chants de deuil, 
et vous n’avez pas pleuré.’
Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : ‘C’est un possédé !’ Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : ‘C’est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.’ Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants. »

– – – – – – – – – –

Ce texte me ravit ! On a beau faire des efforts, les gens ne sont jamais contents, on ne répond jamais à leurs attentes, il aurait toujours fallu faire autrement. Leurs attentes ressemblent souvent à des caprices de gamins et, même pour Dieu, il est difficile de les satisfaire.
De plus ils se bloquent souvent sur un moment de leur histoire, sur la période où le prêtre était extraordinaire, où il était proche des gens, où il jouait de la guitare, où les célébrations étaient animées… ; ou bien le bon temps où il y avait de l’émotion, où les gens étaient recueillis, où les chants étaient beaux. Il n’y a jamais la bonne personne au bon moment, c’est toujours ailleurs et autrement.
Enfin, que l’on ait traité Jésus de glouton et d’ivrogne me comble d’aise, peut-être parce que, sur ce sujet, je me sens plus près de lui que de Jean-Baptiste, mais surtout parce que j’aime bien cette figure du Christ proche des gens. Il n’a pas hésité à répondre aux invitations, quitte à se faire mal voir et quand il est allé que chez les gens de bonne réputation, il a su garder son franc parler.
Décidément, jésus est bien loin des sages antiques et de ces saints coincés dans leur perfection.

Laisser un commentaire