Dialoguer

Il n’y a de dialogue en profondeur qu’entre hommes de convictions. L’échange, sinon, prendra la forme d’un bavardage futile, agitant des idées sans intérêts. D’un autre côté, celui qui est persuadé posséder la vérité tout entière n’a pas besoin de dialogue. Il ne cherche qu’à convaincre, à amener les autres sur ses positions.
Celui qui dialogue dépasse ses peurs parce qu’il pense être dans la vérité sans la posséder. Il est suffisamment assuré pour ne pas craindre la rencontre avec d’autres convictions, mais il sait que ses croyances, inévitablement parcellaires, peuvent se fortifier et s’enrichir au contact d’autres personnes, passionnées de vérité comme lui.
La foi ne peut être imposée. Elle suppose la libre adhésion du croyant et chacun va vers elle avec ses spécificités et donc ses richesses. Si la vérité est unique sous sa forme ultime, les chemins qui y mènent sont multiples et la diversité des individus et des cultures rendent foisonnants les moyens de s’en approcher. « La vérité doit être cherchée selon la manière propre à la personne humaine et à sa nature sociale, à savoir par une libre recherche, par le moyen de l’enseignement ou de l’éducation, de l’échange et du dialogue par lesquels les uns exposent aux autres la vérité qu’ils ont trouvée ou pensent avoir trouvée, afin de s’aider mutuellement dans la quête de la vérité ; la vérité une fois connue, c’est par un assentiment personnel qu’il faut y adhérer fermement. »
Concile Vatican 2; constitution sur la Liberté religieuse 3

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