Que demeure la joie de Noël

Noël

Nous le savons : les lumières qui scintillent un peu partout vont finir par s’éteindre. Beaucoup des jouets tant attendus sont abandonnés dans un coin, à l’exception de quelques écrans qui fascinent encore. Les retrouvailles familiales comme celles entre amis resteront dans nos esprits comme de bons souvenirs. La vie quotidienne reprend donc son cours après de belles parenthèses. Mais ne serions-nous pas passés à côté de quelque chose ?

Les jours de fête ne nous ont pas fait oublier l’emprise de la mort et la maladie marque beaucoup de nos proches, quant au mal, il ne semble pas avoir régressé dans le monde… Où en sommes-nous dès lors, tout empêtrés dans nos rêves ? La recherche de la vérité nous condamne-t-elle à un réalisme froid, désespérant, traversé de zones d’oubli ?

Nous sommes peut-être, oui, une foule sentimentale qui a soif d’idéal comme le chante Alain Souchon, nous voulons de l’amour comme le répétait Johnny alors même que le cercle de ceux que l’on aime se réduit… Nous voudrions tant que les parenthèses, au cours desquelles nous vivons intensément, conformément à nos attentes, deviennent la norme, tout en craignant qu’elles ne soient qu’illusions ! Quel art de vivre pouvons-nous retenir de ces fêtes ?

La bonne nouvelle de Noël en effet, c’est que Dieu a fait sa demeure parmi nous, dans le secret de notre pauvre nature humaine. Il continue à y habiter, certes, très discrètement au point que nous n’en prenons conscience que dans ces quelques moments où la joie de vivre nous envahit et encore, à condition de les relire à la lumière de la foi ! Noël est justement le temps privilégié au cours duquel nous sommes invités à faire le lien entre nos joies humaines et la présence du Ressuscité dans nos vies. Ces moments prennent une profondeur exceptionnelle quand nous y retrouvons le goût du Royaume qui est déjà là, parmi nous : ils passent de l’état de douces illusions à celui de révélation d’une source cachée, celle de l’amour.

Nous hésitons, nous y pensons rarement, plutôt par intermittence… c’est normal, il faut toute une vie pour devenir chrétien et ça ne suffira même pas ! Pourtant, la vraie joie de Noël est pour tous les jours, dans la paix, cette paix qui nous envahit quand nous faisons l’expérience d’un amour qui nous porte au-delà de nos misères.

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